MARINE ANCIENNE
Lettre P Page 2 |
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Voir aussi : Lexique général des termes marins pour la lettre P |
Pinis | Jonque malaise traditionnellement construite à Terengganu. Contrairement au Bédar, le Pinis doit son dessin aux influences européennes. Il porte un beaupré et un foc, inspirés par le style européen et ses voiles sont celles des jonques chinoises classiques. Selon une technique traditionnelle et unique au monde, les planches de bordé sont cintrées au feu et fixées chant contre chant par des chevilles en bois de fer. Construits sans plans, c'est la mise en place du bordé qui détermine la forme de la coque, les membrures ne venant qu'ultérieurement. |
Pinque |
Type de navire assez mal connu, mais qui a beaucoup été utilisé en Méditerranée au XVIIIe siècle. C'était un navire de type tartane, de fort tonnage (200 à 300 tonneaux), dérivé du chébec turc pour la partie avant, notamment avec son mât de misaine incliné, et de la frégate pour la partie arrière. La pinque portait trois mâts à pible (en une seule partie), bien que certaines sources fassent état de mâts à hunes. Elles étaient principalement gréées en chébec, avec des voiles latines, pouvant être substituées par des voiles carrées. Utilisées comme navires de charge, les pinques disparurent vers 1820. “Bâtiment marchand et a voiles latines. Sa carène est vaste ou a fond plat. Il est ordinairement a trois mâts, à antennes, et on en fait surtout usage sur la Méditerranée. Son port s'élève quelquefois jusqu'à deux ou trois cents tonneaux. Il est surtout distingué par sa poupe, qui est très élevée.” ( N.C. Romme, Dictionnaire de la Marine Française, 1792.) |
Pirate | Personne qui court les mers pour se livrer au brigandage. En droit pénal : personne qui commet le crime de piraterie ou commet une infraction assimilée. Être pirate constitue une activité permanente qui se pratique n'importe quand, y compris en temps de paix, et qui est dirigé contre n'importe qui, d'où la différence sur ces trois points fondamentaux avec les corsaires. Mais cette distinction juridique est théorique et n'a que trois siècles, aussi, entre course et piraterie, les contaminations ont-elles été fréquentes et l'on glissait facilement d'une profession à l'autre. Aux XVIe et XVIIe siècles, d'authentiques pirates ont été utilisés comme corsaires contre l'Espagne, tant par la France que par l'Angleterre et inversement ; au lendemain de toute longue période de guerre, la piraterie a toujours grossi ses rangs de corsaires incapables de s'adapter à une vie paisible et rangée. On pourrait dire que les termes forban et pirate sont pratiquement synonymes si ce n'est que le terme pirate a un sens plus large où il arrive qu'il englobe boucaniers, flibustiers, forbans et même parfois corsaires. |
Pirogue |
Après le simple tronc d'arbre, qui fut certainement le premier véhicule de l'homme sur l'eau, puis l'amarrage côte à côte de troncs qui donnèrent naissance aux radeaux, la pirogue monoxyle peut être considérée comme la plus ancienne embarcation créée par l'homme. Dès la préhistoire, l'homme construisit des embarcations fluviales : pirogues creusées dans un tronc d'arbre, canoës en peau ou encore radeaux de roseaux. Ces frêles esquifs furent les ancêtres des navires que construisirent les peuples méditerranéens à partir de 2500 av. J.-C. |
Plate | Terme générique désignant un bateau à fond plat. Certaines plates sont de petites embarcations comme les plates utilisées par les pêcheurs sur lac ou les ostréiculteurs. D'autres sont au contraire de forts voiliers de mer, dont les fonds sont plats. |
Pointu |
Type d'embarcation que l'on retrouve en Méditerranée, se caractérisant à l'origine par sa propulsion à l'aviron et à la voile latine. Ses deux extrémités sont pointues et son étrave est prolongée d'un capian. Terme générique qui regroupe les barques marseillaises, catalanes, bettes, gourses, rafiaux toulonnais, mourres de pouar, balancelles, nacelles, etc. |
Polacre |
Bâtiment de charge en usage en Méditerranée au XVIIIe siècle, et jusqu'au début du XIXe siècle. La polacre est un mélange de deux cultures, la moitié avant possédant les formes et le gréement du chébec, alors que la moitié arrière est gréée de voiles carrées, avec la poupe ornementée des bateaux nordiques. Comme la pinque, la polacre est un navire marchand, portant trois mâts et un beaupré. Les deux plus grands mâts sont à pible. Certaines polacres pouvaient porter des voiles carrées sur leurs trois mâts. Au XIXe siècle, les polacres disparaissaient mais le terme subsiste pour l'appellation d'une voile. C'est la voile latine gréée sur le mât de misaine d'une barque ou d'un chébec. C'est aussi un foc lorsque le bateau n'a qu'un seul mât.
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Poste | Type de bateau semi-ponté qui naviguait sur le Tarn au siècle dernier. Le poste avait un tonnage de 50 à 100 t. Sa longueur variait de 20 à 30 m. Il n'était ponté que sur l'avant et l'arrière et comportait un abri au milieu. |
Pouillouse | Grand-voile d'étai, appelée parfois charbonnière (située au-dessus de la cuisine, elle était toujours sale), entre le grand-mât et le mât de misaine d'un grand voilier. Autrefois, voile en très forte toile, utilisée dans le mauvais temps. |
Poulaine | Plate-forme triangulaire à caillebotis, située à l'avant des anciens navires à voiles et reposant sur les lisses des herpes. Elles servaient de latrines à l'équipage, mais aussi de lavoir. Le terme de poulaine a été conservé dans la marine moderne pour désigner les toilettes de l'équipage. |
Prame | Terme désignant au début du XVIIIe siècle un navire de transport employé également comme forteresse flottante pour la défense des côtes. La flottille de Boulogne, en 1803, comprenait vingt prames de 37 m de long, 8 m de large et calant environ 2,50 m. Gréées comme des corvettes de vingt canons, avec trois mâts, elles avaient une cale aménagée en écurie pour cinquante chevaux. Aujourd'hui, le mot prame désigne une petite embarcation utilisée comme annexe, propulsée à la voile et à l'aviron. |
Prao |
Prao est un mot malais-indonésien signifiant embarcation. C'est le nom générique donné aux bateaux de la côte malaise, gréés fréquemment de voiles à antennes. On désigne également sous le nom de prao une pirogue à balancier des Iles Carolines ; portant un mât avec une voile triangulaire à antennes, cette pirogue est particulièrement rapide aux allures portantes. On retrouve des praos dans toute la Micronésie, de différentes tailles et configurations. La construction des grands praos de voyage est en totale contradiction avec ce qui se pratique dans le reste du monde. Pour tous les navires, la proue diffère de la poupe, et les deux côtés sont identiques et symétriques. Le prao, au contraire, a sa proue et sa poupe identiques, mais ses côtés sont différents. Le bord sous le vent est plat tandis que le bord au vent est arrondi comme ceux des autres navires. La particularité du prao est de toujours naviguer en présentant le même côté au vent, et il change d'allure en naviguant en sens inverse, sa proue devenant alors sa poupe. |
Projectile à rames | ![]() |
Proue | Partie du bâtiment situé sur l'avant du coltis (couple situé le plus à l'avant) et formée par les allonges d'écubier, les apôtres (première paire de couple par l'avant) et la partie du bordé qui les recouvre. La proue était ornée de herpes (pièces verticales soutenant la guibre) et de lisses (pièces placées au sommet des batayoles pour servir de garde-corps) qui rejoignaient la figure de proue. |
Pyroscaphe |
du grec signifiant bateau à feu. Nom donné par Jouffroy d'Abbans au bâtiment à vapeur qu'il fit naviguer sur la Saône en 1783. Après un demi-échec essuyé en 1776, sur le Doubs, sur le Bassin de Gondé à Baume-les-Dames, avec son Palmipède, un bateau de 13 mètres, le marquis Claude François Dorothée Jouffroy d'Abbans construisit un bâtiment à roues de 46 mètres de long, jaugeant 182 tonneaux. Il remonta la Saône pendant 15 mn, près de Lyon, avec ce bateau qui était mû par une machine à vapeur à double effet actionnant deux roues à aubes latérales, dont la transmission à crémaillère s'inspirait d'un dessin de Léonard de Vinci. Le pyroscaphe peut donc être considéré comme le premier bateau ayant réellement navigué à vapeur. Ce terme, qui fut rapidement abandonné, désignait à l'époque tous les vapeurs. |
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